Après une formation de six années à l'Académie de la Grande Chaumière, à Paris, dans l'atelier de Léopold Kretz* d'abord puis dans celui d'Emmanuel Auricoste**, étayée par la fréquentation assidue de l'œuvre d'Antoine Bourdelle***, je retirai un grand bénéfice à partager avec Guy Lartigue**** l'un de ses ateliers. Nos recherches opposées alimentaient d'autant la critique réciproque, quasi quotidienne. Dix années s'étaient ainsi passées à étudier.
En 1960, je me hasardai à exposer dans les Salons parisiens, étonné d'y côtoyer les plus grands, sans doute parce qu'il n'y était fait de hiérarchie d'aucune sorte. L'obsession de produire un travail plus personnel continuait de m'obséder : Exprimer la vie m'était toujours apparu comme ma préoccupation majeure.