Un exemplaire fondu du vivant de l'auteur, dont la cire est revue, retouchée puis enfin signée, datée et numérotée par lui, prendra davantage de valeur (ce n'est pas encore le cas dans les pratiques du marché de l'art) qu'un exemplaire posthume où une tierce personne doit obligatoirement se charger de ce travail ; y adjoindre une date de fonte constitue une garantie supplémentaire d'authenticité.
Comme je l'ai fait pour des séries épuisées, je m'engage à détruire moule élastomère* et plâtre princeps**, après tirage des huit exemplaires prévus, (la loi autorise en plus quatre épreuves d'artistes, E.A. I, II, III, IV/IV). La numérotation choisie, soit celle ci-dessus, soit la pièce unique est irrévocable et doit donc être définie au premier exemplaire. La pièce unique se définit par P.U. (pièce unique) c.p.cire perdue originale) ou 01/01.
Les faux foisonnent depuis des décennies et les précautions ci-dessus énoncées évitent, même pour l'auteur, et a fortiori pour les futurs ayants-droit, toute tentation de commercialiser une nouvelle série.
* moule élastomère duquel est issu chacune des cires prévues.
** plâtre princeps : qui est la restitution du modelage original en argile lequel ne peut garantir de pérennité.